
Les cotisations d'assurance-vie sont en recul de 5 % à fin mai. S'ajoute à la fin de l'effet PEL un effet vraisemblablement lié à la baisse des droits de succession.
Après une année 2006 exceptionnelle en termes de collecte, l'assurance-vie connaît un début d'année difficile.
Sur les cinq premiers mois de l'année, les assureurs ont collecté 60,4 milliards d'euros, soit une diminution de 5 % par rapport à la même période de l'année précédente. L'effet est encore plus net sur la collecte nette (cotisations moins prestations), qui, à fin mai, recule de 21 %, à 27,5 milliards d'euros.
Avec les mesures Sarkozy en faveur des droits de succession, l'assurance-vie risque de perdre de son intérêt.
Pour compenser tout éventuel manque à gagner, les assureurs réclament de nouveaux avantages fiscaux pour leur produit vedette.
L'assurance-vie sert à tout.
A faire fructifier son épargne, à épargner pour sa retraite, mais aussi à transmettre son patrimoine dans de meilleures conditions fiscales. Sur ce dernier point, le "paquet fiscal" que le gouvernement s'apprête à faire voter pourrait changer la donne, notamment en matière de stratégie successorale. L'assurance-vie pourrait perdre l"un de ses attraits, le gouvernement ayant prévu d'exonérer le conjoint et le partenaire d'un PACS de tout droit de succession
Les assureurs proposent de nouvelles défiscalisation pour l' assurance-vie
Même si tous les épargnants n'utilisent pas l'assurance-vie dans le but de contourner les droits de succession, les assureurs craignent que ces mesures n'accentuent encore le recul déjà amorcé de leur collecte. Les assureurs proposent que l'on redore le blason de l'assurance-vie par la voie fiscale.
"Il faut éviter tout risque de passage à vide", a expliqué Gérard de la Martinière. Pour cela deux propositions. "D'abord revisiter le plafond de 152.500 euros, fixé en 1999 et jamais revalorisé depuis". L'assurance-vie permet en effet, depuis cette date, de transmettre 152.500 euros à chaque bénéficiaire désigné, en totale exonération fiscale.
Relever l'âge butoir de 70 ans
Deuxième piste : dépoussiérer la limite d'âge de 70 ans. En effet, toutes les primes versées après 70 ans ne bénéficient plus de l'abattement de 152.500 euros, mais d'une franchise de 30.500 euros.
Il ne reste plus qu'à convaincre les pouvoirs publics...