
Le capital présent dans un contrat reste disponible à tout moment par "rachat" partiel ou total, et rien n'interdit d'effectuer ultérieurement de nouveau versements, tant que l'on se conforme aux règles du contrat concernant les montants minimaux de retraits et ceux à laisser en compte, soit en général quelques centaines d'euros.
Ce placement rapporte un taux minimal garanti, plus une part des bénéfices financiers réalisés par l'assureur. L'assurance vie étant un placement de capitalisation, la rémunération n'est pas distribuée, mais vient s'ajouter au capital en compte. En 2005, les contrats en euros ont rapporté en moyenne du 4% net hors prélèvements sociaux.
En 2006 et en 2007 les contrats assurances vie en euros rapporteront de 3 à 5% net.
Au niveau de la règle fiscale, seul l'argent sortant du contrat est soumis à l'impôt.
On distingue deux situations : si le souscripteur retire tout ou partie de son épargne :
techniquement, tout retrait comprend une partie de l'argent versé par le souscripteur sur le contrat et une part d'interêts.
Seule cette dernière sera fiscalisée.
Le taux d'imposition applicable se réduit au fur et à mesure que le contrat vieilli.
Les prélèvements sociaux de 11% sont toujours dus, mais payés selon deux modalités différentes: sur les contrats exclusivement en euros, ils sont pris chaque année sur les intérêts acquis au 31 décembre.
Sur les fonds en euros des multisupports ils sont dus uniquement lors des retraits.
L'autre situation concerne la fiscalité applicable sur le capital remis aux bénéficiaires en cas de décès de l'assuré. Actuellement, pour les contrats ouverts depuis le 13 octobre 1998,chaque bénéficiaire a droit à un abattement de 152 500 euros sur les capitaux perçus, avant d'être taxés à 20% sur le reliquat.
Une autre fiscalité existe pour les opérations réalisées après les 70ans de l'assuré, soit un abattement de 30 500euros s'applique sur les versements et le supplément est taxé aux droits de succession selon le degrè de parenté entre souscripteur et bénéficiaire. Quant aux intérêts,ils sont alors exonérés.