Défiscalisation Dom Tom et outremer
La défiscalisation des investissements en outre mer, très largement méconnue, donne lieu trop souvent à des propos ou à des analyses erronés.
Si vous vous engagez à louer votre bien à un loyer plafonné et à un locataire dont les ressources ne dépassent pas certains plafonds, le taux de réduction d'impôt est majoré à 50 %. Le loyer annuel de ce secteur intermédiaire ne doit pas excéder 136 euros par mètre carré dans les départements d'outre-mer et 175 euros par mètre carré dans les Tom, à Saint-Pierre-et-Miquelon et en Nouvelle-Calédonie.
Il apparaîtrait alors que le passage de la loi Pons à la loi Paul, dont les conséquences fiscales seront retracées dans le résultat de 2002, n'aurait pas été marqué par un ralentissement de la dépense fiscale en faveur de la défiscalisation mais par une nouvelle vigueur, après une baisse continue du coût de la défiscalisation depuis 1998. 
L'origine de la défiscalisation externalisée est de mettre l'accent sur l'insuffisance de l'épargne local disponible pour contribuer au développement des départements et territoires d'outre-mer. 
Dans son principe, la défiscalisation en direct est une technique d'aide fiscale à l'investissement simple à mettre en oeuvre :
Pour une entreprise contribuable de l'impôt sur le revenu, cela consiste à déduire de sa cotisation d'impôt sur le revenu 50 % du montant des investissements réalisés au cours de l'année.
Cette technique la défiscalisation en direct n'est ouverte qu'aux entreprises des départements d'outre-mer, de Mayotte et de Saint-Pierre-et-Miquelon, celles des territoires d'outre-mer et de Nouvelle-Calédonie n'acquittant pas d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés.

Les contribuables de Nouvelle-Calédonie et des territoires d'outre-mer n'acquittent pas l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés. L'aide fiscale à l'investissement passe donc nécessairement, dans ces territoires, par le recours à des montages « externalisés ».
En Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, les gouvernements territoriaux ont souhaité compléter le dispositif national d'aide à l'investissement par des dispositifs de défiscalisation en direction des contribuables territoriaux.

La loi de défiscalisation permet aux entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés qui investissent outre-mer de déduire de leur résultat imposable le montant de certains investissements qu'elles réalisent. 
L'outre-mer bénéficie depuis 1952 d'un système d'aide fiscale à l'investissement, - défiscalisation outre mer - qui a d'abord pris la forme d'exonérations de bénéfice sous condition de réemploi puis, à partir de 1980, d'un dispositif de défiscalisation proprement dit. La défiscalisation telle que nous la connaissons aujourd'hui est issue des dispositions de la loi de finances rectificative du 11 juillet 1986, plus connues sous le nom de « loi Pons ». Les dernières modifications apportées à ce régime par l'article 19 de la loi de finances pour 2001 sont parfois désignées « loi Paul » 
La défiscalisation en outre-mer a inspiré les zones franches dans les banlieues en leur servant de modèle. 
Le développement de Saint-Martin a été fortement accéléré par les lois de défiscalisation ont encouragé à partir de la fin des années 1980 les constructions hôtelières.
En effet, la défiscalisation mise en place par la loi Pons en 1986, dont les dispositions ont été modifiées à plusieurs reprises au cours des années 1990 dans un souci d'efficacité, a eu pour objet d'abaisser le coût du capital et, par conséquent, le seuil de rentabilité des investissements, et s'est substituée à une politique de subvention publique.
Depuis quelques années, les investisseurs arrivant à la fin du dispositif de défiscalisation peuvent être tentés d'abandonner l'activité hôtelière et de vendre leurs constructions sous forme d'appartements.

La première est le constat que les politiques publiques menées outre-mer en faveur du logement ont été conduites de manière « hasardeuse ». Ainsi, au niveau budgétaire, l'engagement d'autorisations de programme sans considérer les crédits de paiement a conduit à une situation de crise dans laquelle se débattent actuellement les collectivités territoriales et le secteur du BTP.
De plus, un mécanisme aussi puissant que la défiscalisation souffre d'un manque d'évaluation et de contrôle qui est anormal compte tenu de l'importance des sommes en jeu, et pourrait engendrer de nombreux effets pervers.