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SICAV Ou société d'investissement à capital. variable. Elle a la possibilité d'émettre des actions à l'occasion de nouvelles souscriptions et de réduire son capital en cas de rachat. Acheter des Sicav, c'est devenir actionnaire de cette société.
A la différence des actions, les fonds d'investissement n'ont pas de cours, reflet de la confrontation de l'offre et de la demande. On obtient la valeur liquidative en divisant la valeur globale du portefeuille et des liquidités détenues par le nombre d'actions, pour une Sicav, ou de parts, pour un FCP.
Ou fonds commun de placement. C'est une copropriété de valeurs mobilières. Le porteur de parts n'a aucun droit particulier, contrairement à l'actionnaire de Sicav. D'un point de vue juridique du moins. Car en réalité, il n'y a pas grande différence entre les deux formules.
Demandez le prospectus
Un bon investissement étant un placement que l'on comprend, un prospectus vous sera remis à la souscription du fonds. Composé de deux volets, il donne, dans une partie A, l'objectif de gestion, l'indicateur de référence, le risque lié à l'investissement, et te profil de l'investisseur type. A cela s'ajoutent tes frais maximaux décomposés en droits de souscription et de rachat, frais de fonctionnement et de gestion, commissions de surperformance et de mouvement facturées au fonds, etc.
Dans le second volet du prospectus (partie B), sont censés figurer les frais réellement prélevés au cours de l'exercice précédent, les performances annuelles du fonds durant tes dix dernières années et ses résultats sur un an, trois ans et cinq ans - ainsi que celles de son indicateur de références, il est normal que votre produit fasse de même... Autre source de performance : la gestion effectuée par le gérant. Autant le dire d'emblée : elle est secondaire ! Dans un marché baissier, aucun gérant ne parviendra à inverser la vapeur. Pour mesurer le rôle du marché et du gérant, il est donc utile de comparer la performance de son fonds à celle des indices.
L'occasion de voir si le professionnel a bien travaillé ou pas. Enfin, les frais de gestion prélevés sur l'actif ont une répercussion sur le résultat. Un élément indiqué dans la notice d'information. A noter, désormais, les établissements proposent de plus en plus souvent différents types de parts, dénommées cette fois-ci P, R, I ou autre lettre ou abréviation, avec des frais de gestion - et des tickets d'entrée - différents. Accessible aux particuliers, la part P sera ainsi moins performante que la part I, réservée aux institutionnels.
Le principe de transparence fiscale s'applique pour les revenus perçus sur un fonds de distribution détenu sur un compte-titres. Autrement dit, les gains distribués sont taxés selon leur origine. Les dividendes d'actions françaises, européennes, ou d'un pays hors Union européenne ayant conclu une convention fiscale avec la France sont donc soumis à l'impôt sur le revenu. Ils sont taxables sur 60 % de leur valeur et bénéficient d'un abattement de 1 525 euros pour un célibataire et de 3 050 euros pour un couple. La base ainsi obtenue est taxable à votre taux marginal d'imposition. De plus, ces dividendes vous donnent droit à un crédit d'impôt égal à 50 % de leur montant. Cet avantage fiscal est cependant plafonné à 115 euros pour un célibataire et à 230 euros pour un couple. Pour les prélèvements sociaux, l'imposition au taux de 11 % porte sur l'ensemble des dividendes perçus sans abattement. Elle est recouvrée à l'automne, par un avis séparé.
Sur les intérêts d'obligations, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire de 16 %, majoré de 11 % de taxes sociales. Votre intermédiaire procédera alors à une retenue de 27 % sur la partie obligataire du coupon avant de vous la verser. Mais vous pouvez aussi porter vos gains sur votre déclaration de revenus. Ils seront alors taxés à votre taux marginal d'imposition. Les prélèvements sociaux, de 11 %, sont cette fois dus en novembre, après réception d'un avis d'imposition spécifique.
De leur côté, les plus-values sur Sicav et FCP sont imposées si et seulement si le foyer fiscal a cédé pour plus de 15 000 euros de titres sur l'année civile. Ce seuil est apprécié sur la base des montants bruts de cession d'actions, d'obligations, de fonds d'investissement... Dès le franchissement de ce montant, les gains sont soumis, dès le premier euro, au taux forfaitaire de 16 %, plus 11 % de prélèvements sociaux. Ces derniers sont dus à l'automne, et non avec l'impôt sur le revenu. Quant aux moins-values, elles s'imputent sur des gains de même nature. Elles peuvent même être reportées pendant dix ans.
A noter, les fonds détenus sur un plan d'épargne en actions ou sur un contrat d'assurance vie multi-support suivent la fiscalité applicable à ces enveloppes.