Comme les obligations ordinaires, une obligation convertible représente une dette d'une société à l'égard de l'investisseur. La particularité de ces titres ?
Le porteur peut convertir son obligation en action selon une parité définie dans le contrat d'émission. Il y a même intérêt si le cours augmente au-delà de la valeur de remboursement de l'emprunt. Pour le reste, la convertible fonctionne comme une obligation à taux fixe. L'émetteur s'engage à verser un revenu constant, appelé coupon, pendant toute la durée de l'emprunt. Puis à rembourser sa dette au terme si la conversion n'a pas été faite. Une différence de taille avec d'autres familles d’ obligations .
Le porteur d'une obligation est assuré d'être remboursé aux conditions prévues dans le contrat initial. Son risque se limite donc à la faillite de l'émetteur. Des agences de notation financières, comme Standard and Poor's, Moody's ou Fitch, jugent donc la solidité financière des entreprises et leur capacité à rembourser leurs emprunts. Attention, tous les émetteurs de convertibles ne sont pas toujours de bonne qualité.
Miser sur la Bourse en limitant les risques, voilà le charme de ce produit très technique.
IORA et Oceane, deux convertibles « Canada Dry » D'autres obligations sont proches des convertibles. Les obligations remboursables en actions (ORA) peuvent, elles aussi, être échangées contre des actions de la société émettrice. Mais les similitudes s'arrêtent là. Une ORA est obligatoirement remboursabLe en actions et uniquement à L'échéance. Récentes, les obligations à option d'échange et / ou de conversion en actions nouvelles ou existantes (Oceanes offrent la possibilité de les convertir en actions existantes. Alors que, pour émettre une convertible, une société doit accepter au préalable l'éventualité d'une augmentation en capital.
Pas besoin d'attendre l'échéance d’une convertible pour récupérer son argent, puisque ces titres se négocient en Bourse. L'évolution de leur cours dépend de plusieurs éléments. Si la conversion n'est pas attractive, autrement dit si le cours de l'obligation est inférieur à son prix de remboursement, la convertible est sensible aux fluctuations des taux d'intérêt. Toute hausse des rendements se répercute alors à la baisse sur son cours. A contrario, si la conversion est intéressante, le cours de l'obligation étant supérieur à sa valeur de remboursement, la convertible devient plus sensible aux mouvements de l'action concernée.
Destiné à établir le montant du coupon annuel, le t:aux d'intérêt facial est généralement inférieur aux rendements offerts par un emprunt à taux fixe traditionnel. Il est actuellement de 3 %, voire moins. La performance des convertibles est ainsi plus dépendante de la plus-value potentielle, liée à la possibilité de conversion, et par ricochet, à la hausse de l'action en question.
Les coupons des obligations et les primes de remboursement sont imposés de la même façon. Avant le versement de ces revenus, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire forfaitaire de 16 %, majoré de 11 % de taxes sociales. La banque procédera dans ce cas à une retenue de 27 % sur le montant du coupon ou de la prime avant de vous la verser. Mais vous pouvez porter vos gains sur votre déclaration de revenus. Ils seront alors taxés à votre taux marginal d'imposition. Les prélèvements sociaux de 11 % seront, eux, dus en novembre, après réception d'un avis d'imposition spécial.
Si vous vendez vos titres avant le terme, les plus-values sont imposées seulement si le foyer fiscal a cédé pour plus de 15 000 euros de titres (actions, Sicav, FCP) sur l'année civile. Dès franchissement de ce montant, les gains sont imposés dès le premier euro au taux forfaitaire de 16 %, plus 11 % de prélèvements sociaux dus à l'automne.