
Les warrants sont des outils ultra volatiles. Ils répercutent les fluctuations du sous-jacent avec un effet de levier. Autrement dit, en les amplifiant. Schématiquement, si l'effet de levier est de 10, un call progressera de 30 % si le sous-jacent gagne 3 %. Conséquence logique de ce mode de fonctionnement : non seulement le capital n'est pas garanti, mais il est possible de tout perdre en quelques jours... De plus, la valeur des warrants étant sensible au temps, il faut recourir à ces outils seulement pour des placements de courte durée.
C'est l'un des placements financiers les plus volatils. A réserver aux investissements de quelques jours seulement !
Comme les warrants sont cotés et négociables, vous pouvez récupérer votre argent à tout moment .Des établissements financiers assurent même la liquidité de ces titres. Autrement dit, ils se portent contrepartie à la fois à l'achat et à la vente. Attention toutefois : les warrants ont une durée de vie limitée, de l'ordre de dix-huit à vingt-quatre mois en général. La négociation est possible jusqu'à six jours de Bourse avant leur date d'échéance.
Avec les warrants, le gain peut être illimité et la perte totale. Tout dépend de la stratégie menée et de vos talents d'anticipation des marchés. Un conseil ne misez jamais sur des warrants affichant une valeur d'un ou deux centimes d'euro. La probabilité de perdre votre mise est alors nettement plus importante que de gagner 25 %, 33 %, 50 % ou 100 % en quelques jours. Pour avoir un bon équilibre entre rendement et risque, il faut préférer les prix d'exercice des warrants proches du cours du sous-jacent. Un peu au-dessus pour un call, un peu en dessous pour un put. Et ne pas hésiter à vendre vite si le scénario de marché anticipé est erroné.
Les plus-values sur warrants sont imposées, dès le premier euro, au taux forfaitaire de 16 %, plus 11 % de prélèvements sociaux. Ces derniers sont dus à l'automne et non avec l'impôt sur le revenu. Contrairement aux actions, il n'y a pas de seuil de cessions dont le franchissement déclenche l'imposition.
En revanche, les moins-values réalisées sur des warrants peuvent s'imputer sur des plus-values réalisées sur actions ou Sicav. La réciproque est aussi valable. Par ailleurs, les pertes constatées peuvent même être reportées pendant dix ans. Les warrants se négocient comme les actions.
Identifiés par un code Isin et mnémonique, ils cotent en continu et au comptant de 9 h 5 à 17 h 25 sur un marché spécifique, appelé Next warrants. Il y a un minimum à acheter. Pour obtenir une unité du sous-jacent, il faut ainsi acquérir un certain nombre de warrants. C'est la parité. Elle peut al1er de 10 pour 1 à 1 000 pour 1 sur les actions et les indices. Sur les devises, le maximum est de 500 pour 1. Plus important, chaque transaction doit porter sur un minimum de 1 000 warrants. C'est la quotité. En clair, si le warrant affiche une parité de 10 pour 1, vous devez acheter 10 warrants pour obtenir une action. La quotité de 1000 vous oblige à négocier sur un minimum de 1 000 warrants, soit 100 actions.