Les trackers sont des fonds d'investissement cotés en Bourse. Leur fonction : ils suivent à la trace la performance d'un indice représentatif d'un ensemble de valeurs. Comme les actions, ils sont négociables en continu. Ils offrent aux particuliers l'accès à un portefeuille diversifié sur une zone, un pays, un secteur sans avoir à acquérir une multitude de lignes. Et ce à un coût bien inférieur...
Un moyen idéal pour se bâtir vite et à moindre coût un portefeuille boursier diversifié.
Depuis leur arrivée sur le marché, il y a un peu plus de cinq ans, les trackers se développent à la vitesse grand V. Aujourd'hui, il en existe près d'une centaine, dont près des trois quarts sont éligibles au plan d'épargne en actions. Ces produits reflètent aussi bien des indices géographiques que sectoriels ou de, style, comme les trackers sur les valeurs de croissance ou les titres décotés. Ce sont les propriétaires d'indices comme Dow Jones, Footsie ou Morgan Stanley qui autorisent les émetteurs à lancer des trackers sur leurs indices. Raison pour laquelle il existe parfois plusieurs produits sur un même baromètre. CAC 40 lndexis, EasyETF CAC 40 et Lyxor ETF CAC 40 sont les trois trackers aujourd'hui négociés sur notre indice national. Il en existe même quatre sur l'indice européen DJ EuroStock 50.
Un tracker permet de réaliser un investissement diversifié en une seule transaction. Il est ainsi moins risqué d'acheter un tracker sur le CAC 40 qu'une seule valeur de l'indice pour le même montant. Néanmoins, le capital investi n'est absolument pas garanti. Quel que soit le baromètre choisi .
Comme les trackers sont négociables, vous pouvez récupérer votre argent à tout moment. Ces outils sont s'échangent à la Bourse de Paris entre 9h05 et 17h25.
Des établissements financiers assurent même la liquidité de ces titres. Autrement dit, ils se portent contrepartie à la fois à l'achat et à la vente. Entre deux trackers, donnez cependant votre préférence au plus liquide. Comme pour les actions, il est recommandé de passer un ordre de vente à cours limité afin de connaître le montant à récupérer.
Les trackers répliquent la performance d'un indice boursier de référence, même si un petit écart peut apparaître du fait du réinvestissement sur le marché monétaire des dividendes encaissés mais non encore distribués. Car les trackers donnent droit aux coupons des actions constituant le fonds.
Les dividendes versés par les trackers sur un compte-titres ordinaire sont soumis à l'impôt sur le revenu. Pour les revenus de source française ou européenne, ils sont taxables sur 60 % de leur valeur et bénéficient en outre d'un abattement de 1 525 euros pour un célibataire et de 3 050 euros pour un couple. La base ainsi obtenue est soumise à votre taux marginal d'imposition. Par ailleurs, ces dividendes vous donnent droit à un crédit d'impôt égal à 50 % de leur montant. Cet avantage fiscal est cependant plafonné à 115 euros pour un célibataire et à 230 euros pour un couple. Pour les prélèvements sociaux, l'imposition au taux de 11 % porte sur l'ensemble des dividendes perçus. Elle est recouvrée à l'automne par un avis séparé.
Sur un compte-titres, les plus-values sont imposées si et seulement si le foyer fiscal a cédé pour plus de 15 000 euros de titres sur l'année civile. Ce seuil est apprécié sur la base des montants bruts de cession d'actions, d'obligations, de fonds d'investissement... avant déduction des frais de courtage. Dès franchissement de ce montant, les gains sont imposés, dès le premier euro, au taux forfaitaire de 16 %, plus 11 % de prélèvements sociaux. Ces derniers sont dus à l'automne, et non avec l'impôt sur le revenu. Les moins-values s'imputent sur des gains de même nature. Elles peuvent même être reportées pendant dix ans.
A noter : certains trackers sont éligibles au plan d'épargne en actions. Ils suivent alors la fiscalité applicable à cette enveloppe.