
Euronext a mis en place une classification distinguant les certificats avec lesquels on ne peut perdre plus que le capital investi de ceux à effet de levier. Les premiers répliquent tout simplement la performance du sous-jacent.
Exemple : les certifiés 100 %, les certificats 100 % ou les Open End. R s'agit aussi des certificats Discount émis à une valeur inférieure à celle du sous-jacent, des Bonus offrant un rendement minimum ou des Protect proposant une protection au moins partielle du capital. Les certificats à effet de levier amplifient la performance du sous-jacent à la hausse ou à la baisse comme les Cappés, tes %ores, les Bonus, les Turbo ou les Power. Les établissements ne manquent pas d'imagination pour attirer les investisseurs sur ces produits. A réserver aux boursiers avertis.
Produits financiers émis par des banques, les certificats s'achètent et se vendent en Bourse comme n'importe quel titre. Ils permettent de jouer la hausse ou la baisse d'une action, d'un indice ou de matières premières. Les experts parlent de sous-jacents. Emis pour une durée limitée, ne dépassant pas quelques mois ou années, les certificats sont remboursés à l'échéance selon des conditions fixées et connues dès le départ. Mais ils peuvent être achetés ou revendus à tout moment pendant la période de cotation. Les frais de transaction sont identiques à ceux d'un ordre sur actions.
Les certificats n'offrent, en principe, aucune garantie du capital. Derrière cette enveloppe, se cachent toutefois des produits différents .Certains sont construits avec des options pour garantir tout ou partie du capital. En revanche, les certificats à effet de levier amplifient la hausse comme la baisse du sous-jacent L'effet de levier mesure l'amplification des variations du sous-jacent sur le prix du certificat
Cotés en continu de 9 h 05 à 17 h 25, les certificats peuvent être vendus à n'importe quel moment de la journée, jusqu'à six jours ouvrés de Bourse avant l'échéance. Des établissements financiers, appelés teneurs de marché, assurent la liquidité de ces titres, c'est-à-dire s'engagent à ce que tout ordre d'achat et tout ordre de vente soit honoré pendant toute la durée de vie du certificat.
Les certificats se négocient à l'unité et leur prix est souvent inférieur à celui du sous-jacent Les montants investis sont donc très variables et les gains dépendent de la stratégie et du sous-jacent choisi.
Sur un compte-titres, les plus-values sur la majorité des certificats sont imposées si et seulement si le foyer fiscal a cédé pour plus de 15 000 euros de titres sur l'année civile. Ce seuil est apprécié sur la base des montants bruts de cession d'actions, d'obligations, de fonds d'investissement... avant déduction des frais de courtage. Dès franchissement de ce montant, les gains sont imposés, dès le premier euro, au taux forfaitaire de 16 %, plus 11 % de prélèvements sociaux. Ces derniers sont dus à l'automne et non avec l'impôt sur le revenu. A noter : les moins-values s'imputent sur des gains de même nature. Elles peuvent même être reportées pendant dix ans.
Sur les certificats à effet de levier, les gains sont taxables au taux de 27 %, prélèvements sociaux inclus, dès le premier euro ! Autrement dit, il n'y a pas de seuil de cession. Enfin, en cas de remboursement au terme, la prime de remboursement est taxée comme un revenu d'obligations. C'est-à-dire au taux forfaitaire de 16 %, majoré de 11 % de prélèvements sociaux ou à l'impôt sur le revenu.
Derrière ce nouvel outil boursier se cachent de multiples stratégies. De la plus prudente à la plus risquée.