Lorsque vous souscrivez un compte à terme chez votre banquier, vous placez votre argent pendant un délai que vous choisissez variant d'un mois pour atteindre plusieurs années
Contractuellement, la banque vous garantit la préservation de vos dépôts et leur valorisation.
Oui, il est possible de récupérer son capital en cours de contrat. Mais ce n'est pas conseillé.
Toute sortie avant le terme vous expose à des pénalités sur la rémunération, sauf dans le cas des produits à taux progressif.
La rémunération du compte à terme est libre et variable d'une banque à l'autre et elle dépend de la durée.
Le taux est d'autant plus élevé que la durée de placement est longue.
Votre argent est rémunéré jusqu'à l'échéance du compte au taux indiqué dans le contrat. La rémunération des comptes à terme est actuellement inférieure à celle des autres produits sécurisés. A la fin 2006, on obtenait environ 2,25 % sur un compte à terme d'un mois, 2,50 % pour six mois et 3,40 % pour trois ans.
Les intérêts du compte à terme sont soumis à l'impôt sur le revenu.
Si vous optez pour le prélèvement libératoire forfaitaire de 16 %, majoré de 11 % de taxes sociales, la banque procédera alors à une retenue de 27 % sur le montant des intérêts avant de les créditer sur votre compte.
Sinon les gains vous seront versés intégralement et vous devrez les porter sur votre déclaration en début d'année suivante. Ils seront taxés à votre taux marginal d'imposition, comme vos autres revenus. Les prélèvements sociaux de 11 % doivent être payés en novembre, après réception d'un avis d'imposition spécifique compte à terme.
Si vous souhaiter reprendre votre capital avant le terme prévu, vous subirez les pénalités mentionnées dans le contrat.
Soit, parfois, la moitié des intérêts ! Avant de s'engager sur tette ou telle durée, mieux vaut donc être sûr de pouvoir immobiliser ses capitaux jusqu'au bout. Certes, rien n'empêche de s'engager sur un compte de courte durée reconduit ensuite plusieurs fois. Mais c'est moins rentable que de signer pour un compte de longue durée.
La solution ? Les comptes à taux progressif
Ils fonctionnent par périodes (mois, année trimestre semestre ...). A la fin de chaque durée, on peut sortir sans pénalités.
Si l'on repart pour une nouvelle période, on bénéficie alors d'un taux légèrement supérieur au précédent.
C'est la plus contraignante et la moins attractive des solutions de court terme